Hébergement d’urgence : Renzo Sulli interpelle le Préfet
et réclame des solutions

Renzo Sulli, soudainement, interpelle le préfet et réclame des solutions pour l’hébergement d’urgence !

Alors que sortait semaine dernière dans la presse, un article sur notre groupe qui travaillait justement sur le sujet…

Mais qu’à fait Renzo Sulli lorsque le Maire de Grenoble a réouvert le camps de VERLAINE fermé par le préfet ?

L’a-ton entendu sur le sujet ? NON.
A-t-il mené une concertation avec son homologue pour avancer sur le sujet? NON
A-t-il demandé un démantèlement des camps sur sa ville? NON
A-t-il imposé une exclusion aux familles installées sur le parking du pathé alors même qu’elles n’acceptent pas de solution de relogement ? NON

Des solutions, le Maire en dispose, elles ne vont pas toutes tomber du ciel, facile encore une fois de demander aux autres d’assumer leurs responsabilités (État et communauté d’agglo) alors qu’il suffit déjà d’être transparent sur sa propre politique d’accueil et l’appliquer sans faille.

D’ailleurs qu’elle est la politique de la majorité sur les hébergements d’urgence ?

« L’État doit prendre toutes ses responsabilités  » (Renzo Sulli), nous sommes tous d’accord pour le dire mais en soit, de publier ce genre d’intervention n’apporte rien si ce n’est une justification et une « couverture », sans régler le problème.. Cette intervention n’est qu’une vulgaire opération de communication afin de croire que l’on lutte contre le problème et de se dédouaner de ses responsabilités.

Sauf que le Maire doit prévenir les risques sanitaires en lien avec les partenaires sociaux, le Maire doit demander le démantèlement du camps au préfet pour risque sanitaire si nécessaire, le Maire doit se battre pour faire entendre sa voix ! Dans cet article il demande seulement des solutions, mais s’engage t’il sur le sujet en défendant sa propre politique et en demandant au préfet une action concrète ? NON

Pendant ce temps, le camps de Comboire s’étend au fil des jours… Le gouvernement socialiste est tout aussi responsable de cette situation, Manuel Valls alors minsitre de l’intérieur a signé une circulaire le 26/08/2012 qui stipule que lorsqu’une commune démantèle un camps de roms elle a l’obligation de proposer des solutions de relogement à l’ensemble des familles expulsées, ce qui est totalement hypocrite, puisque qu’impossible à réaliser! Résultat : les communes ne font plus rien!

Notre groupe a rédigé un voeu à l’attention de la majorité au sujet de l’accueil des Roms sur la ville et l’agglomération.
Nous le publierons dès que l’ensemble des élus l’auront reçu.

Magalie VICENTE
Conseillère municipale UMP à Échirolles
Candidate de la droite, du centre
et de la société civile à la mairie d Échirolles pour 2014

Article du dauphiné libéré

Face à la précarité qui sévit sur l’agglomération grenobloise, la Ville d’Échirolles a souhaité réagir via un communiqué, dont voici les principales lignes.
« Échirolles n’est pas épargnée par ce phénomène : deux familles avec des enfants vivent et dorment dans des voitures ; des squats se constituent – au Rondeau et à l’entrée de la ville à proximité de Saintonge, sur des terrains appartenant à Grenoble avec un campement de tentes qui s’étend. Cela pose des problèmes humains auxquels nul ne peut rester insensible, mais aussi des questions d’hygiène et de cohabitation avec les riverains.

La Ville rappelle que la réorganisation de la demande d’asile, mise en place dès 2009 […], a régionalisé la procédure et abouti dans les faits à une concentration des difficultés sur l’agglomération grenobloise, positionnée comme un passage obligé pour toute la “région.”

Près de 6 000 primo-arrivants transitent aujourd’hui par l’agglomération grenobloise et les moyens d’hébergement sont très loin de couvrir les besoins. Le dispositif d’hébergement d’urgence, qui accueillait près de 600 personnes, a été contraint de cesser ses activités faute de financements de l’État. Ces familles se trouvent aujourd’hui sans solution. […]
Le maire d’Échirolles Renzo Sulli s’est adressé dans un courrier au préfet de l’Isère pour attirer à nouveau son attention sur la situation du jeune couple serbo-croate installé depuis le 1er avril 2014, rue Normandie-Niemen, avec ses trois enfants mineurs dont un bébé de quelques mois. Cette famille a été prise en charge par différents services sociaux et l’accompagnement social se poursuit jusqu’à ce jour.

Malgré de nombreuses démarches du Centre communal d’action sociale d’Échirolles auprès du Conseil général, de la Métro et des services de la Préfecture, aucune solution n’a pu être apportée en matière d’hébergement d’urgence, regrette le maire, soulignant que ce couple refuse tout hébergement traditionnel malgré une proposition récente lui ayant été faite.

Au-delà des cas recensés sur Échirolles, il réclame une réflexion d’ensemble sur ces questions. Le maire rappelle qu’il a voté le vœu du conseil de Métro le 4 juillet dernier en direction des préfets de l’Isère et de Région, demandant qu’un partenariat s’organise enfin entre les collectivités locales, les associations spécialisées et les services de l’État afin de traiter correctement la question de l’hébergement d’urgence. […] L’État doit prendre toutes ses responsabilités en matière d’hébergement d’urgence, pour régler les cas existants et apporter des solutions durables à ces questions » conclut Renzo Sulli.

Isabelle Calendre
Dauphioné-libéré